Immobilier en France : la baisse des prix, c’est pour quand ?

Personne ne peut prétendre être capable de prévoir une éventuelle baisse des prix de l’immobilier en France, pour le faire, il faut être capable de lire dans une boule de cristal. Depuis 2011, quand les prix ont enregistré une augmentation record, aucune baisse n’a été enregistrée. Par contre, les prix ont encore augmenté entre 1 et 2 % cette année. Encouragée par la baisse du taux d’intérêt, les Français sont passés de VOULOIR acheter un logement à POUVOIR acheter. Ainsi, en moins de vingt années, les prix de logements ont grimpé, en moyenne, de 125 % selon  Frédéric-Pierre Vos, avocat d’affaires et spécialiste du droit immobilier.

Un marché de l’immobilier disparate

Le marché de l’immobilier n’est pas homogène. Il existe beaucoup de disparités entre les régions de France. On ne peut pas comparer le Val de Loir (1400 euros/m²) à l’Ile-de-France où le mètre carré atteint les 9 400 euros, là où les prix ont triplé en l’espace de huit années. Ces écarts ont toujours existé et ils s’amplifient, malheureusement, année après année.

Changement démographique à la capitale

Un autre phénomène inquiétant, Paris la capitale se vide de ses habitants. En seulement cinq ans, la ville a perdu plus de soixante mille de ses résidents. La raison de cette hémorragie est que la population la plus défavorisée préfère quitter une ville de plus en plus chère. En plus, les investisseurs préfèrent construire des bureaux plutôt que des logements pour une question de rentabilité.

L’apparition de nouvelles formes de location, notamment le fameux Airbnb, a provoqué un engouement pour l’achat d’appartements pour les louer ensuite à travers cette nouvelle plateforme. Frederic-Pierre Vos : avocat d’affaires fondateur du cabinet LVI Avocats Associés, nous en a d’ailleurs clarifié la dimension juridique dans un article paru dans son blogue.

Un marché de l’immobilier très en forme

Malgré les prix très élevés, le marché de l’immobilier reste très dynamique. On dénombre plus d’un million de transactions immobilières en 2018. Pourtant, la majorité des spécialistes étaient plutôt pessimistes quant à la performance du marché cette année-là. On a donc enregistré une évolution de quatre pour-cent par rapport à 2017. Cela s’explique, entre autres, par le taux d’intérêt qui ne dépasse pas les 1.5 %, ce qui encourage les Français à passer de la location à la propriété. Et puis l’immobilier fait figure de placement parfait puisque l’assurance-vie et le livret A ne rapportent plus comme avant.

Le risque de bulle immobilière.

En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que normalement les prix de l’immobilier sont corrélés principalement avec le revenu des ménages. Évidemment que les salaires n’ont pas augmenté d’autant, qu’ils n’ont pas triplé. C’est une flambée déconnectée des revenus, une flambée hors contexte.

La pierre a longtemps été la valeur refuge pour les français, acquérir un chez soit reste une priorité non négociable, c’est un réflexe purement gaulois à construire sa maison/ bouclier. Être propriétaire est un besoin tout à fait légitime. Mais faites vos calculs et n’achetez pas à n’importe quel prix. Maître Frederic-Pierre Vos, fondateur du cabinet LVI, nous conseille de demander l’avis d’un spécialiste des transactions immobilières sur la procédure d’acquisition avant de décider d’acheter.

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