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Notariat

Congrès des notaires : une profession en pleine mutation

Du 12 au 14 octobre dernier s’est déroulé le 118e congrès national des notaires à Marseille. L’événement a rassemblé pas moins de 3 800 notaires, dont Frédéric Ducourau, qui ont profité de l’occasion pour mettre en avant leur rôle de conseil mais aussi de « pacificateur », voire « d’artisan de la paix sociale ».

Le notariat de demain, une ingénierie de paix sociale

Cette 118e édition du congrès national des notaires a accueilli au parc Chanot 3 800 professionnels mais aussi des étudiants et des exposants. D’autres notaires ont également pu participer à distance de manière virtuelle.

L’événement a permis à la profession notariale de mettre en avant son ingénierie ainsi que ses qualités, comme l’organisation ou la discipline. Le président du Conseil supérieur du notariat (CSN), David Ambrosiano, en a profité pour rappeler que le « Conseil supérieur du notariat pense et prépare le notariat de demain ».

Il faut en effet rappeler que le secteur du notariat est soumis à de profondes mutations. L’un des enjeux majeurs est aujourd’hui d’apporter plus de conseils aux clients, le rôle social augmente d’ailleurs de plus en plus. David Ambrosiano précise en outre que « nous voulons rappeler que le notaire est là pour prévenir les conflits » et que le « tournant de la profession s’articule autour du développement du conseil personnalisé ».

Vers une personnalisation du conseil

Face aux évolutions des marchés et de la réglementation, les notaires « ont pris conscience que notre profession doit se réinventer et oser en se consacrant davantage au conseil de nos clients. Cela suppose un profond changement dans la pratique de nos confrères ».

Thierry Delesalle, le président du Congrès des Notaires de France, ajoute à ce sujet qu’ « il y a une voix toute tracée qui permettra au notariat de se développer : c’est de pratiquer le conseil sur mesure, voire haute couture ». Un avis partagé par Alexandre Thurel, le rapporteur général du congrès, qui a déclaré qu’il fallait désormais « réinventer l’ingénierie notariale. Nous avons acquis la conviction que la mission de l’ingénieur a une familiarité évidente avec celle du notaire. Au-delà de notre mission régalienne, notre devoir est de conseiller nos clients. Ce notariat du conseil nous permet d’accompagner les familles, les chefs d’entreprise… ». Il ajoute également que « cette ingénierie notariale ne s’adresse pas qu’aux patrimoines importants. Toutes les familles sont en droit d’avoir un conseil personnalisé et d’être écoutées et comprises. Cela n’a rien à voir avec le niveau de patrimoine. Promouvoir l’ingénierie notariale c’est promouvoir notre profession ».

Le notaire de demain un ingénieur pacificateur

Il faut savoir que près de 22 millions de français viennent chaque année dans les études notariales. L’une des missions des notaires est de rendre le droit accessible au plus grand nombre et d’apporter des conseils impartiaux et désintéressés.

Ces professionnels veillent à instaurer une relation de confiance et mettent tout en œuvre pour éviter les conflits.

Thierry Delesalle explique que « nous avons une différence avec les autres professions du droit : nous sommes le pacificateur. C’est de plus en plus indispensable dans notre société qui se fracture à l’infinie… Il nous appartient de conserver ce rôle d’artisan de la paix sociale ». De même, Alexandre Thurel rappelle que « la mission du notaire consiste à être le juriste du conseil et de l’apaisement, de réparer les fractures qui se nourrissent de la défiance. C’est-à-dire de participer à la construction d’une société sereine ».

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