Les réseaux sociaux, miroir de nos sociétés et fabriques de haine et d’intolérance ?

La question a tout le mérite d’être posée. C’est un fait, l’anonymat en ligne et le sentiment de sécurité derrière un clavier sont de puissants moteurs générateurs de propos racistes, intolérants, haineux et de harcèlement. D’autant plus dans un contexte où les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans nos vies quotidiennes. Le point.

Que dit la « loi Avia » ?

La loi contre la haine en ligne, plus connue sous le nom de « loi Avia », du nom de son initiatrice Laetitia Avia, prévoit des mesures pour contrer les propos et contenus « illicites » sur internet. En effet, depuis juillet dernier, ce texte prévoit une obligation pour les plateformes, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche de retirer, sous 24 heures, les contenus « manifestement » illicites qui leur ont été signalés, sous peine d’être condamnés à des amendes pouvant aller jusqu’à 1,25 million d’euros. Par contenus illicites, le texte entend, notamment, les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou religieux.

Internet, nouveau foyer de la haine ?

A ce niveau, plusieurs questions font surface. Par exemple, la haine est-elle plus importante en ligne ou pas ? Est-ce parce que nous utilisons trop ces réseaux sociaux ? Une personne n’ayant pas de compte Facebook, Twitter, Linkedin, Instagram, Snapchat ou TikTok est-elle moins sujette à la haine des autres ?

La réponse à toutes ces questions est un grand oui ! L’anonymat dont jouissent les internautes en ligne fait que vous êtes plus susceptible de subir des propos haineux que dans la vie réelle. Et puisque les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans nos vies à tous, la haine est en train de doucement se normaliser. Ainsi, certaines personnes font le choix de quitter ces plateformes, justement pour être moins soumis à cette nouvelle forme de violence.

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