Combien gagne un kinésithérapeute en France en 2020 ?

Si vous êtes étudiant en école de masso-kinésithérapie ou que vous envisagiez de le devenir, il est somme toute légitime de vous poser la question de la rémunération. Combien gagne donc un kinésithérapeute en France en 2020 ? La réponse dans la suite de cet article.

Le salaire moyen d’un kinésithérapeute

Les différentes sources s’accordent à dire que le salaire d’un kiné varie de 2 155 euros bruts à 7 487 euros bruts par mois, soit un salaire moyen de 4 821 euros bruts par mois (avant paiement des charges et impôts, représentant environ 60% des revenus des professions libérales). Cela concerne, vous l’aurez compris, les kinésithérapeutes qui exercent en cabinet libéral.

En centre de rééducation ou en hôpital, le salaire moyen d’un kiné est d’environ 1 400 à 1 500 euros nets par mois. Revenons un peu à l’exercice libéral de la profession pour vous parler des différents impôts et charges dont devra s’acquitter un kiné :

  • Redevance d’environ 25% si assistanat ou collaboration ;
  • 13% de charges sociales ;
  • 2% de frais de déplacement ;
  • 10% en frais divers (matériel, internet, téléphone…) ;
  • 10% en impôts et taxes.

En matière de charges sociales, ce sont les honoraires du professionnel qui déduisent le régime d’imposition sous lequel il se trouve. Ainsi, pour un kinésithérapeute dont le chiffre d’affaires annuel excède les 32 000 euros, l’imposition se fait sous le régime de la déclaration contrôlée et doit être transmise avant le 1er mai de chaque année d’exercice. Toutefois, si le chiffre d’affaires reste en bas des 32 000 euros, l’imposition est appliquée au prorata sur la base d’une déclaration contrôlée.

Cependant, le fait d’exercer dans le secteur public ou privé peut représenter des avantages en fonction de la structure qui vous engage. Selon votre profil sur le marché, vous pouvez également bénéficier de certaines primes.

Le cas du kinésithérapeute dans le secteur public

Dans le secteur public, les kinésithérapeutes sont généralement employés dans des centres médico-sociaux, dans l’enseignement, auprès de services sportifs, des hôpitaux ou encore des services de santé mentale. Ils y exercent différentes fonctions pour lesquelles ils peuvent rentabiliser autour de 1500 euros nets par mois à leurs débuts. Pour un pratiquant qui a plusieurs années d’expérience, le salaire peut se retrouver autour de 3000 euros nets par mois.

Les grades et les échelons

Depuis l’enregistrement des professionnels du secteur public dans les grades de classe normale et de classe supérieure, un kinésithérapeute peut voir son salaire augmenter en fonction de l’échelon auquel il appartient. En fonction de son choix de carrière, il peut commencer à l’échelon 1 (1820 euros nets) et passer 2 à 4 années par échelon avant d’arriver à la fin de sa carrière à l’échelon 11 pour toucher environ 2850 euros nets par mois. Cela concerne les kinésithérapeutes de la classe normale.

Pour les professionnels qui appartiennent au grade de la classe supérieure, les salaires sont sensiblement élevés de l’échelon 1 (2030 euros nets) à l’échelon 11 (2975 euros nets).

Les primes et les indemnités

Un professionnel qui œuvre dans le secteur public est également éligible à certaines indemnités et primes de travail. On compte au nombre de celles-ci :

  •         L’indemnité de sujétion spéciale des 13 heures ;
  •         Les primes et indemnités relatives aux conditions de travail ;
  •         Les primes d’ancienneté.

Depuis 2017, les postes de stagiaires dans les hôpitaux permettent de toucher une prime d’engagement de 3 ans qui s’élève à 9000 euros. Attribuée aux stagiaires qui sont recrutés dans des postes prioritaires, la prime requiert également que l’établissement soit situé dans un désert médical. Les indemnités sont ensuite versées au stagiaire à raison de 3000 euros par an, le premier versement étant effectué sous réserve de titularisation.

Le cas des kinésithérapeutes libéraux

Dans le secteur privé, on retrouve les kinésithérapeutes qui ont décidé de se mettre à leur propre compte. Comme présenté plus haut, ces professionnels ont une rémunération qui varie, puisque de nombreux facteurs entrent en compte dans le calcul.

Pour estimer le revenu d’un kinésithérapeute du secteur libéral, on prend généralement en compte la taille de leur patientèle qui est généralement assurée, lorsqu’ils viennent remplacer un professionnel déjà sur place. Quant aux nouveaux kinésithérapeutes qui viennent de s’installer, les revenus au début peuvent être vraiment dérisoires, le temps de se créer un réseau de clients.

Toutefois, les kinésithérapeutes libéraux peuvent compter à peu près 5000 euros bruts chaque mois, si leur activité est florissante. Une fois les emprunts remboursés, il reste généralement de quoi investir dans de nouveaux outils, puis le salaire descend entre 2500 et 3000 euros net par mois.

Focus sur le métier de kinésithérapeute

Le kinésithérapeute est un spécialiste de la rééducation motrice et fonctionnelle. En cela, c’est un professionnel de santé paramédical, qui effectue des gestes de soins, principalement des massages. Il fait aussi effectuer à ses patients des exercices de gymnastique thérapeutique. Généralement, le kiné va s’occuper des patients ayant souffert de traumatismes, d’affections respiratoires, circulatoires ou rhumatismales. L’objectif est de les aider à retrouver, à terme, une motricité normale. Enfin, le kiné dispense des soins à titre préventif, notamment auprès des sportifs professionnels.

Comment devenir kiné en France en 2020 ?

A la suite de la réforme des études de santé dont la PACES, il existe désormais 3 types de parcours pour suivre des études de kinésithérapie. Ainsi, l’étudiant pourra accéder à un Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) après une, deux ou trois années d’études supérieures à l’université.

Licence de biologie ou de STAPS

Une licence de biologie ou de STAPS peut être une voie d’accès à des études de kinésithérapie à la fin de la première année, à condition de l’avoir validée.

Licence disciplinaire avec l’option « accès santé » (L.AS)

Les licences avec une « option santé » ouvrent l’accès aux études de kinésithérapie. Vous pourrez donc sélectionner sur Parcoursup la licence qui vous plaît, à condition qu’elle propose une option « accès santé ». En validant votre première année de licence, vous pourrez candidater en kinésithérapie. Si vous n’êtes pas admis dans cette filière, vous pourrez poursuivre en 2e année de votre licence.

PASS, parcours spécifique « accès santé » avec option disciplinaire

Pouvant être suivie uniquement dans les universités qui ont des facultés de santé, l’année de PASS permet de candidater en kinésithérapie, mais aussi en médecine, maïeutique, odontologie, et pharmacie. A l’instar des L.AS, il est essentiel de consulter la partie « débouchés » de la fiche Parcoursup du PASS pour être sûr qu’il permet un accès aux études en kinésithérapie, et dans quel institut.

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