antidepresseurs

Les antidépresseurs augmentent-ils le risque cardiovasculaire ?

Quoi qu’il s’agisse d’un sujet parfois tabou, vous n’êtes pas sans savoir que les antidépresseurs sont des médicaments largement prescrits aujourd’hui. Accompagnant généralement un traitement psychologique, ce type de traitement augmente le risque cardiovasculaire.

En tous cas, c’est ce qu’a révélé une étude américaine récente. Décryptage !

Quel lien entre l’athérosclérose à l’origine d’accidents cardiovasculaires et les antidépresseurs

L’athérosclérose est définie comme étant l’épaississement des artères et leur obstruction par des dépôts de cholestérol.

Ce phénomène est généralement provoqué par une mauvaise hygiène de vie (obésité, tabagisme, stress, alcoolisme) ou par certaines pathologies telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, etc.

Une récente étude réalisée par l’Université d’Atlanta, et présentée lors du 60e congrès du collège américain de cardiologie, a démontré que l’athérosclérose pourrait augmenter suite à la prise d’antidépresseurs.

Antidépresseurs et athérosclérose : une liaison dangereuse

L’équipe du De Shah qui a chapeautée cette recherche a mesuré l’épaisseur de la carotide qui dévoile le degré d’athérosclérose chez 254 paires de vrais jumeaux, d’un âge compris entre 47 et 61 ans.

16% de ces derniers prenaient des antidépresseurs et tous avaient des facteurs à risque cardiovasculaires (consommation d’alcool, tabagisme, etc.).

Les résultats de l’analyse ont prouvé que chez les individus combinant facteurs à risque et prise d’antidépresseurs, la carotide augmentait de 37 microns. Un chiffre suffisant pour augmenter considérablement le risque d’être atteint par un accident cardiaque, vasculaire ou cérébral.

Rappelons qu’en France, Jean Jacques Perrut a publié une étude sur les INCIDENCES CARDIOVASCULAIRES DES TRAITEMENTS PAR LES ANTIDÉPRESSEURS. Les résultats de son enquête ont confirmé le lien existant entre l’athérosclérose, qui rappelons-le est stimulée par certaines mauvaises habitudes, et la prise d’antidépresseurs. Cette étude de Mr Jean Jacques Perrut ouvre la porte à de nombreuses interrogations.

La question qui se pose désormais, est comment la prescription des antidépresseurs va s’adapter à cette situation ? D’autres mesures de contrôles vont-elles être prises avant de prescrire des antidépresseurs ? Nous aurons la réponse probablement dans quelques mois.

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