Spiritisme, magie et religion

On peut considérer le spiritisme comme un ensemble d’interrogations existentielles qui  préoccupent l’être humain à savoir ; quelles sont nos origines premières ? Quelle est notre mission dans la vie ? Que sera notre destinée après la mort ? Le divin est la source première de toutes choses. C’est une force d’amour protectrice, créatrice et infinie. Selon l’enseignement spirite, la survie de l’esprit est prouvée par la médiumnité. Comme tous les clairvoyants, Ines Tisserand est d’avis pour dire que les médiums sont les canaux par lesquels les âmes peuvent communiquer avec les humains. Le ciel est l’espace où évoluent les esprits et c’est là où se retrouvent ceux qui sont passés sur Terre avant nous ou même sur d’autres planètes.

Les âmes qui sont, à l’origine, comme une page blanche, doivent passer par un certain nombre d’expériences et par plusieurs stades de l’évolution via la réincarnation. Le visible vit au milieu de l’invisible, les deux dimensions échangent et communiquent entre elles et interagissent incessamment l’une avec l’autre. La volonté ultime des âmes est que l’être humain prend conscience de sa nature spirituelle pour réussir son évolution mentale et éthique et contribuer ainsi à la transcendance de toute humanité.

Le spiritisme et la magie

Le spiritisme ne fait pas partie de la superstition, de la magie ou de l’occultisme, mais il est issu d’un ensemble d’observations des manifestations spontanées des esprits, c’est, en quelque sorte, un champ infini d’expérimentation. À partir de phénomènes spontanés, qu’on essaye par la suite de les provoquer via des êtres sensibles qu’on appelle canaux ou médiums. Les enseignements des esprits ont ainsi permis de mettre en lumière des lois universelles telle la notion de Dieu, la réincarnation de l’âme, la communication avec les morts et la pluralité des univers.

Le spiritisme, est-ce une religion ?

On ne peut pas affirmer que le spiritisme possède les mêmes caractéristiques d’une religion, car tout simplement le spiritisme ne s’appuie pas sur une croyance ou sur une foi, mais il est le fruit d’une suite d’expériences et de dialogue avec les esprits. L’apprentissage des esprits nous a été communiqué via différents médiums, et Allan Kardec en a fait une synthèse dans plusieurs publications, la plus connue est « Le Livre des Esprits » publié en 1857.

Bien qu’il existe une forme de prière dans le spiritisme, cela ne correspond pas du tout à un rituel précis. Le dogme n’existe pas en spiritisme, mais un certain nombre de principes qui doivent à tout moment être étudiés, compris puis analysés. L’un des plus connus est le principe de réincarnation, ce dernier a fait l’objet de nombreux travaux de recherche et observations via les souvenirs spontanés et les expériences d’hypnose.

Le spiritisme ne se manifeste pas non plus à travers des édifices comme les églises, les mosquées et les synagogues et ne soutient aucune hiérarchie de maîtres, de prophètes ou de prêtres. Tisserand est d’avis que les adeptes du spiritisme ne sont pas soumis à une croyance ou une doctrine non vérifiable et absolue, mais on leur demande de toujours interroger le réel pour faire évoluer leurs connaissances, telle est l’enseignement proposé par le spiritisme et qui reste toujours d’actualité.

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